"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

mercredi 30 décembre 2015

Sage "Harvest Moon" @ Café de la Danse (Paris)



J'ai entendu ce chanteur interpréter cette chanson lors de la rediffusion de l'excellente émission Boomerang présentée par Augustin Trapenard sur France Inter. Il s'agit à l'origine d'un album et d'une chanson intitulés Harvest Moon* publiés par Neil Young en 1992.


Neil Young – Harvest Moon (Lyrics)

Come a little bit closer
Viens un peu plus près
Hear what I have to say
Ecoute ce que j’ai à te dire
Just like children sleepin'
Juste comme des enfants ensomeillés
We could dream this night away.
Nous pourrions passer cette nuit à rêver.
 

But there's a full moon risin'
Mais voici que la pleine lune se lève
Let's go dancin' in the light
Allons danser dans sa lumière
We know where the music's playin'
Nous savons d’où vient la musique
Let's go out and feel the night.
Sortons et profitons de la nuit.

Because I'm still in love with you
Parce que je t’aime toujours autant
I want to see you dance again
Je veux te voir danser encore
Because I'm still in love with you
Parce que je t’aime toujours autant
On this harvest moon.
Sous l’éclat de la lune d’automne.

When we were strangers
Quand nous étions étrangers l’un à l’autre
I watched you from afar
Je te contemplais de loin
When we were lovers
Quand nous devînmes des amants
I loved you with all my heart.
Je t’aimai du profond de mon cœur. 

But now it's gettin' late
Mais maintenant qu'il se fait tard
And the moon is climbin' high
Et que la lune est à son apogée
I want to celebrate
Je veux fêter l’instant
See it shinin' in your eye.

La voir briller dans tes yeux. 

Because I'm still in love with you
Parce que je t’aime toujours autant
I want to see you dance again
Je veux te voir danser encore
Because I'm still in love with you
Parce que je t’aime toujours autant
On this harvest moon.
Sous l’éclat de la lune d’automne

[Essai de traduction par Roland Comte]

* Ce texte ne prend tout son sens que si l'on sait que la "lune des moissons" est la 1ère pleine lune  qui coïncide avec l'équinoxe d'automne , quand la lune se lève tard et est très bas dans le ciel : elle paraît alors atteindre des proportions gigantesques, comme si elle était posée sur l'horizon.

samedi 19 décembre 2015

RAY BRADBURY auteur américain de science-fiction

[Cet article remplace un article beaucoup moins complet publié ici même au tout début de ce blog]


Ray Bradbury, de son nom complet Raymond Douglas Bradbury, était né le 22 août 1920 à Waukegan dans l'Illinois. Il est mort le 5 juin 2012 à l’âge de 91 ans à Los Angeles en Californie. Ecrivain prolifique, il mondialement connu pour deux de ses œuvres d’anticipation, Chroniques martiennes, écrites en 1950 et L'Homme illustré (1951) ainsi que pour son roman dystopique, Fahrenheit 451 (1953) dont François Truffaut a tiré un film en 1966.

Biographie

Ray Douglas Bradbury naît dans un milieu modeste. Son père, Leonard Spaulding Bradbury était technicien. Malgré tout, le milieu dans lequel grandit le jeune Ray était en relation avec l’écrit car ses grands-parents et arrière-grands-parents paternels étaient éditeurs de journaux. 

Dès son plus jeune âge, Bradbury fut un passionné de livres, fréquentant beaucoup la bibliothèque de Waukegan et écrivant déjà de petits textes et des nouvelles qui resteront sa marque de fabrique. Ses romans Dandelion Wine (Le Vin de l'été), Something wicked this way comes (La foire des ténèbres) et Farewell Summer dépeignent cette ville de Waukegan comme « la Ville Verte » et sont en partie autobiographiques. À l'âge de 17 ans, il publie sa première nouvelle de science-fiction, Script, dans une revue spécialisée.

Après un bref intermède où la famille déménage à Tucson dans l’Arizona, elle retourne à Waukegan puis s'installe définitivement à Los Angeles en 1934 où Ray passera le reste de sa vie.

Ray Bradbury obtient son diplôme à l'école secondaire de Los Angeles en 1938 à 18 ans, mais il n’entre pas à l'université, vendant des journaux au coin de South Norton Avenue et Olympic Boulevard. Il continue cependant à fréquenter assidûment la bibliothèque locale. Influencé par les héros de science-fiction tels que Flash Gordon et Buck Rogers, il poursuit l’écriture, commencée dans son enfance, d’écrire des nouvelles de science-fiction. Il commence à les voir publiées dans des fanzines dès 1938. En novembre 1941, est publié Le Pendule, sa première publication rémunérée - il gagne 15 $ - dans le pulp magazine Super Science Stories. Il entre dans le monde des auteurs de science-fiction grâce à la recommandation de Robert A. Heinlein, rencontré à la Los Angeles Science Fantasy Society (LASF). A la fin de l’année 1942, il devient écrivain de science-fiction à part entière. Son premier livre, Dark Carnival, une collection de courts récits, est publié en 1947 par Arkham House. Cette même année il épouse Marguerite McClure (1922–2003) ; le couple aura quatre filles.

C’est avec Chroniques martiennes (1950) que Bradbury obtient le succès, succès confirmé  l'année suivante avec la publication de L'Homme illustré. En 1952, EC Comics publie l'adaptation en bande dessinée de deux nouvelles de Bradbury. Cette collaboration se poursuivra jusqu'en 1954. Ces années 1950 sont pour Bradbury une période prolifique qui voit la publication de nombreux ouvrages : Les Pommes d'or du soleil et le roman Fahrenheit 451 en 1953, Le Pays d'octobre en 1955 et Un remède à la mélancolie en 1958. En 1953, il écrit le scénario du film Moby Dick de John Huston.

En 1963 il écrit sa première pièce, Café irlandais, et l'année d'après il publie son roman La foire des ténèbres. En 1970 il publie Je chante le corps électrique, en 1972, c'est la pièce Théâtre pour demain… et après et en 1975 La colonne de feu. Sa pièce Madrigals for the Space Age, sur une musique de Lalo Schifrin est montée en 1973 au pavillon Dorothy Chandler.

Dernières œuvres

En 1986, alors qu'il n'a rien publié depuis 23 ans, il reprend une production régulière avec La solitude est un cercueil de verre, Fantôme d’Hollywood en 1990 et La Baleine de Dublin en 1993. Une attaque cérébrale en 1999 ne l'empêche pas de poursuivre son œuvre qu'il dicte à sa fille.

Réputé pour son franc-parler, il en use jusqu'à la fin de sa vie, s'exprimant sur la nécessité de réformer le mode de gouvernement, ou soutenant la grève des auteurs d'Hollywood.

Ray Bradbury meurt le 5 juin 2012 à Los Angeles.

L'oeuvre de Bradbury

Bradbury se préoccupe peu de réalité scientifique, et pour cela fut peu reconnu des amateurs américains de SF « pure et dure ». Ses œuvres sont marquées plus par le fantastique et la poésie que par la science, comme il le reconnut lui-même dans une interview de 1999.


« Avant tout, je n'écris pas de science-fiction. J'ai écrit seulement un livre de science-fiction et c'est Fahrenheit 451, fondé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le fantastique est une description de l'irréel. Donc les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c'est du fantastique ».

vendredi 4 décembre 2015

MUSIC : X-AMBASSADORS "RENEGADES"



Run away-ay with me
Enfuis avec moi
Lost souls in revelry
Âmes perdues dans les festivités
Running wild and running free
Déchaînés et libres
Two kids, you and me
Deux enfants, toi et moi
And I say
Et je dis
Hey, hey hey hey
Hé, hé, hé,
Living like we're renegades
De vivre comme si nous étions des renégats
Hey hey hey
Hé, hé, hé,
Hey hey hey
Hé, hé, hé,
Living like we're renegades
Vivons comme si nous étions des renégats
Renegades... renegades
Renégats... renégats
Long live the pioneers
Longue vie aux pionniers
Rebels and mutineers
Aux  rebelles et aux révoltés
Go forth and have no fear
Allez de l'avant et n'ayez pas peur
Come close and lend an ear
Approchez et prêtez l'oreille
And I say
Et je dis
Hey, hey hey hey
Hé, hé, hé,
Living like we're renegades
Vivons comme si nous étions des renégats
Hey hey hey
Hé, hé, hé,
Hey hey hey
Hé, hé, hé,
Living like we're renegades
Vivons comme si nous étions des renégats
Renegades... renegades
Renégats... renégats
All hail the underdogs
Bienvenue aux opprimés
All hail the new kids
Bienvenue  aux nouveaux enfants
All hail the outlaws
Bienvenue aux hors-la-loi
Spielbergs and Kubricks
Les Spielberg et les Kubrick
It's our time to make a move
C'est le moment de faire un geste
It's our time to make amends
Il est temps de faire amende honorable
It's our time to break the rules
Il est temps de briser les règles
Let's begin...
Commençons...
And I say
Et je dis
Hey, hey hey hey
Hé, hé, hé,
Living like we're renegades
Vivons comme si nous étions des renégats
Hey hey hey
Hé, hé, hé,
Hey hey hey
Hé, hé, hé,
Living like we're renegades
Vivons comme si nous étions des renégats
Renegades, renegades
Renégats, renégats

http://www.lacoccinelle.net  pour les paroles originales. Traduction par Roland Comte. 

lundi 23 novembre 2015

DANSE/MUSIQUE : KEATON HENSON (Healah Dancing)

J'ai découvert ce musicien qui a réalisé la bande son originale du film Le monde de Nathan.


MUSIQUE : ADELE "HELLO"



"Hello"
Hello, it's me
Hello, c’est moi
I was wondering if after all these years you'd like to meet
Je me demandais si, après toutes ces années, tu aimerais me revoir
To go over everything
Tout effacer
They say that time's supposed to heal ya, but I ain't done much healing
On dit que le temps guérit tout, mais il ne m’a pas fait de bien

Hello, can you hear me?
Hello, tu m’entends?
I'm in California dreaming about who we used to be
Je suis en Californie rêvant à ce que nous étions
When we were younger and free
Quand nous étions jeunes et libres
I've forgotten how it felt before the world fell at our feet
J’ai oublié comment c’était avant que le monde tombe en ruines autour de nous

There's such a difference between us
Il y a tellement de différences entre nous
And a million miles
Et un million de kilomètres

Hello from the other side
Hello, depuis l’autre côté
I must've called a thousand times
J’ai dû t’appeler un bon millier de fois
To tell you I'm sorry for everything that I've done
Pour te dire que je suis désolée de ce que j’ai fait
But when I call you never seem to be home
Mais, quand j’appelle, tu n’es jamais chez toi

Hello from the outside
Hello depuis là-bas
At least I can say that I've tried
Au moins je peux dire que j’ai essayé
To tell you I'm sorry for breaking your heart
De te dire que je suis désolée de t’avoir brisé le cœur
But it don't matter, it clearly doesn't tear you apart
Mais cela n’a pas plus d’importance, cela ne compte plus
Anymore
Pour toi

Hello, how are you?
Hello, comment vas-tu ?
It's so typical of me to talk about myself, I'm sorry
C’est tellement moi, ça, de ne parler que de moi, excuse-moi
I hope that you're well
J’espère que tu vas bien
Did you ever make it out of that town where nothing ever happened?
As-tu fini par quitter cette ville où il ne se passe jamais rien?

It's no secret that the both of us
Ce n’est pas un secret que nous deux
Are running out of time
C’est une perte de temps

So hello from the other side
Alors, salut, depuis l’autre côté
I must've called a thousand times
J’ai dû t’appeler un bon millier de fois
To tell you I'm sorry for everything that I've done
Pour te dire que je suis désolée de ce que j’ai fait
But when I call you never seem to be home
Mais, quand j’appelle, tu n’es jamais chez toi

Hello from the outside
Hello depuis là-bas
At least I can say that I've tried
Au moins je peux dire que j’ai essayé
To tell you I'm sorry for breaking your heart
De te dire que je suis désolée de t’avoir brisé le cœur
But it don't matter, it clearly doesn't tear you apart
Mais cela n’a pas plus d’importance, cela ne compte plus
Anymore, ooooohh
maintenant, Oh
Anymore, ooooohh
maintenant, Oh
Anymore, ooooohh
maintenant, Oh
Anymore, anymore
maintenant, Oh

Hello from the other side
Hello depuis l'autre côté
I must've called a thousand times
J'ai appelé un bon millier de fois
To tell you I'm sorry for everything that I've done
Pour te dire que je suis désolée de ce que j'ai fait
But when I call you never seem to be home
Mais quand j'appelle tu n'es jamais chez toi

Hello from the outside
Hello depuis là-bas
At least I can say that I've tried
Au moins je peux dire que j'ai essayé
To tell you I'm sorry for breaking your heart
De te dire que je suis désolée de t'avoir brisé le coeur
But it don't matter, it clearly doesn't tear you apart
Mais cela n’a pas plus d’importance, cela ne compte plus
Anymore
maintenant
Writer(s): Gregory Kurstin, Adele Adkins

Copyright: Emi April Music Inc., Kurstin Music

lundi 9 novembre 2015

Game of Thrones Theme song - BabyHarp/Guitar/Ukulele Cover by Mathieu Sa...



Tu es bien sur le blog personnel de Roland. Je te souhaite la bienvenue. Welcome on Roland Comte's personal blog. I wish you a good visit. Bienvenido sobre el blogo de Roland. Me alegro de tu visita !

BIRMANIE : CONGRATULATIONS TO AUNG SAN SUU KYI




Aung San Suu Kyi est élue avec plus de 70 % des voix lors des 1ères élections libres de Birmanie (Myanmar) depuis 25 ans.

Je suis très triste de constater qu'à l'instar d'Ingrid Betancourt en Colombie, pour la libération de laquelle j'avais milité, Aung San Suu Kyi a beaucoup déçu depuis son élection. C'est pourquoi je fais mon mea culpa et que je supprime tous les posts (à part celui-ci) que j'ai publié sur elle. 

9 NOVEMBRE 1989 : CHUTE DU MUR DE BERLIN


Photo de Jean-Francis Melende sur Facebook. 

vendredi 25 septembre 2015

APPEL A L'EXPULSION DE L'ARABIE SAOUDITE DES INSTANCES INTERNATIONALES


Horrifié par l’annonce de l’exécution imminente décidée par l’Arabie Saoudite du jeune opposant Ali Mohammed Al Nimr, 21 ans coupable d’avoir participé, en février 2012, aux manifestations dites du « printemps arabe » (il doit être décapité et crucifié), j’appelle tous les citoyens du monde à se mobiliser pour que ce pays, qui fait partie des pays les plus totalitaires du monde, soit immédiatement exclu de toutes les instances internationales dans lesquelles il est représenté, à commencer par la Conseil des droits de l’homme de l’ONU qu’il préside.  

Horrified by the forthcoming execution of the young Ali Mohammed Al Nimr who has to be shortly beheaded and crucified in Saoudi Arabia I call up all the citizens of the world to mobilize to expel Saudi Arabia from all the international authorities starting with the presidence of the Human Rights Council the presidency of which it holds.

Horrorizado por la proxima execucion del joven Ali Mohammed Al Nimr quien debe ser decapitado y crucificado en Arabia Saudita, solicito la movilizacion de todos los ciudadanos del mundo para qué este pais sea expulsado de todos los organos internacionales donde esta representado empezando por el Consejo de los Derechos Humanos que preside actualmente.   


jeudi 17 septembre 2015

Pierre BAROUH (compléments biographiques)



Le 11/02/2013, j'ai publié un post dans lequel j'essayais de transcrire le texte de la chanson Le pollen, interprétée par Pierre Barouh, qui m'a accompagné pendant de nombreuses années. J'ai toujours beaucoup aimé le message de cette chanson chantée (ou plutôt dite) à plusieurs voix, où Barouh et ses copains, sur fond de bruits de restaurant, énumèrent en riant toutes les personnes qui ont fait leur vie et les ont inspirés. 

Ce post a suscité le plus grand nombre de commentaires de ce blog, apportant ainsi la confirmation que je ne suis pas le seul à m'être intéressé à ce texte. Dans un des plus récents commentaires, un correspondant qui signe Gérald H. (mais qui, hélas, ne m'a pas laissé ses coordonnées précises), m'indique un lien avec un article de journal consacré à ce chanteur-compositeur-producteur de génie (c'est lui qui a composé la BO d'Un homme et une femme, de Lelouch, la magnifique chanson "A bicyclette" interprétée par Yves Montand mais aussi le tube nostalgique de Françoise Hardy "Des ronds dans l'eau" qui a bercé mon adolescence). 

Voici, in extenso, l'article écrit par Sophie Delassein, publié dans le Nouvel Obs du 16/08/2007 et repris sur le site des éditions Frémeaux. 

Je pense qu'il intéressera tous ceux qui apprécient ce chanteur.

RENCONTRE AVEC PIERRE BAROUH, LE ROI DU SLOW BIZ - PAR SOPHIE DELASSEIN
Pierre Barouh est né à Paris en 1934. Chanteur, acteur, il est lancé par les «chabadabadas» qu'il susurre en 1966 avec Nicole Croisille sur la BO d'« Un homme et une femme», le film de Lelouch. Nouveau tube en 1968 avec «A bicyclette». Grand découvreur de talents, il fonde alors le légendaire label Saravah, qu'il anime toujours.

«Les Années Saravah, 1967-2002. Le label indépendant de la chanson française» (2 CD, Saravah/Frémeaux & Associés). «La Cave Saravah, vol. 1», compilation avec Pierre Akendengue, Brigitte Fontaine & Areski, Jacques Higelin, l'Art Ensemble de Chicago, Champion Jack Dupree, Baden Powell... (1 CD, Saravah).

En 1966, «Chabadabada», le tube qu'il a composé pour la BO d'«Un homme et une femme», fait sa fortune. Et celle de Saravah, légendaire label nonchalant mais créatif, dont on fête les 40 ans. Histoire d'une vie à contre-courant
Il plante des pousses de bambou dans son jardin parisien, fume des cigarettes japonaises, accroche au salon des tableaux rapportés d'on ne sait où. En soixante-treize ans, Pierre Barouh, sa guitare et sa caméra ont visité à peu près le monde entier. Tout est consigné dans une biographie en japonais dont il semble très fier, bien qu'incapable d'en comprendre un traître mot. En témoignant de l'intérêt que l'artiste suscite à l'étranger, l'ouvrage met en relief la reconnaissance timorée des Français à son égard.
L'image du chanteur triomphant et du jeune premier de cinéma s'est brouillée quand il est passé de l'autre côté de la création en montant sa maison de disques, Saravah. Soudainement, les médias n'ont plus trop su comment traiter le sujet. C'était en 1966, le temps ne fait rien à l'affaire. Pierre Barouh a l'air de souffrir de trop d'indifférence, mais un devoir d'élégance l'empêche de se départir de son sourire. «Parce que je semblais tourner le dos au succès, ils m'ont mis dans le ghetto de l'utopie ou de la marginalité. On a ratifié mes réussites, mais mon statut d'auteur n'a jamais été reconnu.» S'il se dit imperméable à toute forme d'amertume, il continue à trouver l'air irrespirable en France, «un pays où la tricherie est institutionnalisée et où, dans la perspective d'une certaine réussite, il vaut mieux avoir la panoplie que le talent». Au bout de quatre mois passés à Paris, il n'y tient plus. Il prend un billet pour Vancouver ou Tokyo, le pays de son épouse. Pierre est un baroudeur.
Ce fils de juifs turcs immigrés a commencé son errance à l'adolescence, en sortant d'un cinéma de quartier où l'on jouait «les Visiteurs du soir». Jacques Prévert l'enchante avec «Démons et merveilles», c'est le point de départ d'une culture vaste et désordonnée : il écoute Brassens, Trenet, lit Mac Orlan, commence à écrire et à jouer de la guitare. Il ne se souvient pas pourquoi ce jour-là il s'est promis de ne rien faire d'autre que de voyager jusqu'à l'âge de 30 ans. Pierre Barouh n'a longtemps été qu'un promeneur, partant sans argent, trouvant des petits boulots sur place, chantant dans des bistrots paumés. «Il m'est arrivé de faire du stop d'un côté et de l'autre de la route en me disant que le premier qui s'arrêtera m'entraînera indifféremment vers le nord ou le sud.» Il dévore Jack London, sa première destination sera le Grand Nord, la Scandinavie.
La guerre réduira à néant sa scolarité. Il feuillette l'ouvrage japonais à la recherche d'une photographie, qu'il finit par trouver, où pose à 7 ou 8 ans, enlacé par le bras protecteur d'un paysan, un Juste qui a risqué sa vie pour cacher l'enfant à l'étoile jaune. La famille est dispersée, son frère et sa sœur vivent chacun dans un hameau voisin, leurs parents se débrouillent à Paris. Ils échapperont tous à la Gestapo par miracle, se retrouveront à la Libération, et les veillées de shabbat reprendront dans la gaieté malgré tout, avec une pensée pour tous ceux, proches ou étrangers, qui ne sont pas revenus de Buchenwald ou de Birkenau.
Pierre Barouh a passé une enfance bucolique dans la campagne vendéenne, ignorant les bombardements et les restrictions, apprenant à poser des pièges à perdrix, regardant pousser les arbres et couler la rivière en bas de la vallée. «Une rivière a un scénario implacable, de sa source à son échéance. Sur son parcours, elle rencontre un rocher, elle revient sur ses pas, elle s'accélère, s'adoucit. En montant le film, je me suis rendu compte qu'inconsciemment j'avais vécu ma vie au rythme d'une rivière.» Il en a gardé la passion des cours d'eau, au point de leur consacrer un long-métrage en 1967, «Labyrinthe», qui prenait sa source place des Abbesses pour se jeter dans l'Atlantique, où le navigateur Guy Bernardin embarquait pour un périple en solitaire. Dans une de ses grandes chansons, «Des ronds dans l'eau», une ballade interprétée par Françoise Hardy, il écrivait «L'ambition a des lois ! L'ambition est un culte». Et pour lui, qui écrit, chante, réalise des films, monte des pièces de théâtre et produit des artistes, qu'en est-il ? «Je n'ai jamais eu d'autre ambition que de prendre mes rêves au sérieux.»
Au cœur des années 1950, ils sont quelques-uns à partager cette philosophie de vie dans les boîtes de jazz de la rue Saint-Benoît. Pierre Barouh est alors journaliste sportif à «Paris-Presse l'Intransigeant» et assistant metteur en scène de Georges Lautner. A Saint-Germain-des-Prés, il croise Juliette Gréco, Miles Davis et Françoise Sagan, mais c'est Jean-Claude Merle (le père du Club Saint-Germain et du Bistingo) qui l'a marqué : «Il ne faisait que des conneries. Il avait ouvert rue de Seine la Cave à Merle, où Jean-Marie Rivière présentait les plus mauvaises attractions du monde. Il annonçait «le Credo du paysan» par M. Untel de la Comédie Française. C'était un piètre spectacle. Le type en question venait bien de la Comédie-Française : c'était le concierge !»
Il y aura un après à Saint-Germain-des-Prés. On retrouve la trace de Pierre Barouh au Brésil, avec des sommités de la bossa-nova. Mais il faut rentrer fissa, dit le télégramme de Claude Lelouch, qui a enfin trouvé l'argent pour achever le tournage d'« Un homme et une femme». Avant de prendre l'avion, Barouh et Baden Powell créent dans la nuit «Samba Sarava». Elle enrichira la BO du chef-d’œuvre de Lelouch, composée pour l'essentiel par Pierre Barouh et Francis Lai, dont on retiendra quelque «Chabadabada »... En 1966, le film remporte la palme d'or à Cannes, et Pierre Barouh voit venir à lui, chéquier à la main, tous les éditeurs qu'il avait contactés en vain quelques mois plus tôt pour leur vendre ses chansons et boucler le budget de la comédie de Lelouch...
Heureusement pour lui, las d'attendre une réponse, il avait fini par monter sa propre maison d'édition. Et c'est ainsi qu'« Un homme et une femme» a fait sa fortune, qu'il a redistribuée en créant les disques Saravah, où devaient débuter Brigitte Fontaine, Jacques Higelin, David McNeil; où des jazzmen d'avant-garde comme l'Art Ensemble de Chicago et Steve Lacy allaient trouver asile; où Jean-Roger Caussimon pouvait enfin enregistrer sous son nom. Saravah jetterait aussi un pont entre l'Afrique et le Brésil, avec des artistes comme Pierre Akendengue et Nana Vasconcelos.
Nombre d'entre eux ont ensuite fait carrière loin de lui : «Ça fait quarante ans que je fais le trottoir pour les multinationales», s'amuse Pierre Barouh. Sans regrets ni remords, il reste disponible au talent des autres. Sa dernière découverte, c'est sa fille Maïa Barouh et la Japonaise Kasumi qui sortent «l'Amitié», un album typiquement Saravah : innovant et débridé, qui laisse une place à l'improvisation. Chez Saravah, où l'on revendique le titre de «rois du slow biz», les sorties de disques se font au rythme des rencontres, des envies, des impulsions. Ce qui laisse à Pierre Barouh du temps pour regarder filer les rivières. Et faire des ronds dans l'eau.

Sophie Delassein, Le Nouvel Observateur - 16/08/2007

[Voir aussi Hommage à Pierre Barouh, publié le 18/01/2017] 

MUSIQUE : Thomas AZIER "RED EYES" (DE LA ROMANCE)



Voici encore une découverte musicale récente. Ce jeune chanteur néerlandais a une voix magnifique (je trouve), claire et puissante. Cette chanson passe en ce moment en fond sonore d'une publicité pour le parfum pour homme "La nuit de l'homme" d'Yves St. Laurent. Pour l'instant, c'est un coup de coeur. Je vous en dirai plus lorsque j'aurai fait ma petite recherche sur le chanteur et le sens des paroles. 

Voici les paroles originales et mon essai de traduction. Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris...


Red eyes by Thomas Azier

She could never be closer,
Elle ne pourrait jamais être plus proche 
And ever closer than tales can tell,
Et jamais plus proche que les contes le disent,
But I can feel,
Mais je peux le sentir,
 She could never be closer,
Elle ne pourra jamais être plus proche
And who's the one who cast the spell,
Et qui est celui qui a jeté le sort 
Oh I can't tell,
Oh, je ne peux pas le dire
Pieces falling over games you've played,
Les pièces se répandent sur l’échiquier 
And even castles could not get away,
Et même les châteaux ne pourraient s’échapper
Red eyes,
Yeux rouges 
Red eyes,
Yeux rouges
Her lips are around you,
Ses lèvres se posent sur moi
You feel the sweat against your skin,
Tu sens la sueur sur ta peau 
Oh, the mess you’re in
Oh, dans quel merdier tu t’es fourré ? 
Pieces falling over games you've played,
Les pièces se répandent sur l’échiquier
And even castles could not get away,
Et même les châteaux ne pourraient s’échapper 
Red eyes,
Yeux rouges
Red eyes,
Yeux rouges
Pieces falling in the games you've played,
Les pièces se répandent sur l’échiquier
And even lovers could not get away,
Et même les amants ne pourraient s’échapper 
Red eyes,
Yeux rouges 
Red eyes,
Yeux rouges 

Songwriters : HONOWSKI, KRZYSZTOF / AZIER, THOMAS [Thanks to Metrolyrics for the lyrics]

vendredi 11 septembre 2015

dimanche 9 août 2015

MUSIQUE : REALITY BY LOST FREQUENCIES (feat Janieck DEVY)

Je viens de voir le clip de la chanson Reality, par Lost Frequencies, pseudo du DJ Belge Felix De Laet et interprétée par le chanteur Janieck Devy.  

J'ai été séduit par la beauté et l'étrangeté des images et par la mélodie.

Quant aux paroles, leur déchiffrement n'a pas été facile et je me suis aidé d'internet. Les textes que j'ai trouvés sur Internet présentent plusieurs importantes variantes. Je me suis quand même lancé dans une traduction sans vous garantir que je n'ai pas commis d'erreurs d'interprétation ou même de contresens car le clip n'aide pas beaucoup à la compréhension du texte (il faut vivre dangereusement !)


Reality by Lost Frequencies (interprété par Janieck Devy) 

Decisions as I go, to anywhere I flow.
Je prends mes décisions au coup par coup, mais où que j’aille je coule
Sometimes I believe, a time where we should know
Parfois, je crois qu'il y a un temps pour comprendre
I can't fly high, I can't go long
Je ne peux pas voler bien haut, je ne peux pas aller très loin
Today I got a million, Tomorrow, I don't know
Là, j’ai un million, demain, peut-être rien
Decisions as I go, to anywhere I flow
Je prends mes décisions au coup par coup, mais où que j’aille je coule
Sometimes I believe, a time where we should know
Parfois, je crois qu'il y a un temps pour comprendre 
I can't fly high, I can't go long
Je ne peux pas voler bien haut, je ne peux pas aller très loin
Today I got a million, Tomorrow, I don't know
Là, j’ai un million, demain, peut-être rien
Stop crying like you're home and think about the show
Arrête de pleurer sur ton sort et prépare le show 
We're all playing the same game, I'm laying down along
On joue tous le même jeu, je rends les armes
We're unknown and wrong, special when I come
On est des inconnus et on se trompe, surtout moi
Hate will make you cautious, love will make you glow
La haine te fera douter, l'amour étinceler
Make me feel the warm, make me feel the cold
Fais-moi me sentir au chaud, fais-moi sentir le froid
It's written in our story, it's written on the walls
Notre histoire est écrite, c’est écrit sur les murs
This is our call, we rise and we fall
C’est notre destinée, nous montons, nous tombons
Dancin' in the moonlight, don't we have it all?
Danser au clair de lune, que demander de plus ?
Decisions as I go, to anywhere I low
Je prends mes décisions au coup par coup mais, où que j’aille, je coule
Sometimes I believe, a time where we should know
Parfois je crois qu'il y a un temps pour comprendre
I can't fly high, I can't go long
Je ne peux voler bien haut, je ne peux pas aller très loin
Today I got a million, Tomorrow, I don't know
Là, j’ai un million, demain, peut-être rien
Make me feel the warm, make me feel the cold
Fais-moi me sentir au chaud, fais-moi sentir le froid
It's written in our story, it's written on the walls
Notre histoire est écrite, c’est écrit sur les murs 
This is our call, we rise and we fall
C’est notre destinée, nous montons, nous tombons
Dancin' in the moonlight, don't we have it all?
Danser au clair de lune, que demander de plus ?

[Traduction : Roland Comte]

samedi 8 août 2015

MORT DE REMI FRAISSE A SIVENS (TARN)

[J'avais commencé à rédiger ce post à chaud il y a plusieurs mois. Depuis, beaucoup d'événements se sont produits, dont l'assassinat des journalistes de Charlie Hebdo. Après ce traumatisme qui a touché chacun de nous, et la réaction salutaire et quasi unanime du pays, j'avais espéré un sursaut. Mais les choses vont de mal en pis : ce gouvernement, que j'ai contribué à élire et auquel j'ai cru, montre chaque jour un peu plus qu'il ne sait rien faire d'autre ni de mieux que celui auquel il a succédé. Voilà pourquoi ce post, bien que je l'aie commencé il y a presqu'un an, est toujours d'actualité. Et croyez bien que je le regrette.]


Je ne me suis pas encore exprimé sur la mort de Rémi Fraisse, 21 ans, étudiant en botanique, membre de France Nature Environnement, tué le 25 octobre 2014 par une grenade offensive tirée par les gendarmes  lors des manifestations contre le barrage de Sivens dans le Tarn.

Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec celle de Christophe de Margerie, le PDG de Total, intervenue quelques jours plus tôt. Je ne suis pas le seul à avoir noté que cette dernière avait été accueillie, à part quelques opinions discordantes (et remarquées), par un concert d'hommages et de louanges dithyrambiques de la part de la classe politique, toutes tendances confondues, alors que le décès de Rémi Fraisse a été accueilli, lui, par le silence assourdissant des mêmes, pour ne citer que ceux qui sont en première ligne, à savoir le président de la République, le ministre de l'Intérieur (Bernard Cazeneuve) ou le Premier Ministre (Manuel Valls), ils ont fait preuve à l'annonce du drame d'une froideur révoltante, pour se rattraper comme ils ont pu dans leurs déclarations ultérieures devant la levée de boucliers que leurs premières réactions (ou plutôt non-réactions) avaient soulevée.

Tout cela me rappelle de très mauvais souvenirs : en 1970, alors que j'étais étudiant à Grenoble, lors du retrait des policiers du campus universitaire, une grenade offensive avait été tirée dans la résidence universitaire où j'avais une chambre, soufflant le hall vitré et le véhicule du concierge, l'épargnant par miracle lui-même, sa femme et son fils de 10 ans qui regardaient tranquillement le spectacle. Ces événements suivaient de peu le bombardement du restaurant universitaire Barnave, où je me trouvais à l'heure du repas avec des camarades qui ne demandaient rien à personne. Là aussi, le hasard nous avait été favorable car il aurait fort bien pu y avoir des morts, certains étudiants pris au piège au 1er étage (où se trouvait la salle de restaurant), asphyxiés et aveuglés par les gaz auraient très bien pu, dans la panique, se défenestrer. Heureusement, à ma connaissance, les choses s'étaient terminées sans drame. 

Mais on ne peut s'empêcher de penser que certains termes sont bien mal employés, comme celui de "forces de l'ordre". En l’occurrence, ce sont elles, censées établir ou rétablir l'ordre, qui le perturbent. C'est ce qu'il s'est passé à Grenoble alors que j'étais en fac, c'est aussi ce qu'il s'est passé à Sivens (avec, pour résultat la mort d'un innocent), c'est ce qu'il risque bientôt de se passer à Notre-Dame des Landes où l'Etat, malgré l'opposition et l'incompréhension que soulève ce projet absurde d'un nouvel aéroport superflu, s'enferre pour complaire à un ancien 1er ministre remercié et quelques "élus" qui s'accrochent à leurs idées dépassées, mais surtout aux barrons du capitalisme (de moins en moins) triomphant, entre autres Vinci et Bouygues... qui comptaient bien se remplir les poches d'argent public puisque c'est comme cela que ça marche en France depuis des décennies.      

MUSIQUE "CHOCOLATE JESUS" BY BETH HART & JOE BONAMASSA

jeudi 16 juillet 2015

MUSIQUE ; ALB - Whispers under the moonlight



ALB est le nom du groupe français d'électro-pop dirigé par Clément Daquin, un musicien originaire de Reims (Marne). 
En juin 2011, un nouvel EP est produit : I Beg for a Summer. L’album Mange-disque a été commercialisé dans un emballage en plastique orange. Il a été conçu d’après un lecteur de disques 45 tours des années 1970, l’Univox Mange-Disque.

ALB s'est fait connaître également par le clip interactif de "Golden Chains", où l’artiste mettait en vente ses effets personnels dans le but de financer son prochain album. Sur ce titre on retrouve également un autre groupe rémois aux chœurs : The Shoes. La marque Peugeot a d’ailleurs utilisé le titre en 2012 dans une de ses campagnes publicitaires "I Am Your Body", dans la série "Let Your Body Drive"pour la "Peugeot 208".

ALB partage depuis des années son studio avec Yuksek et a notamment tourné avec lui pendant 2 ans à travers le monde en tant que musicien.


En juillet 2013, ALB signe avec Arista France, un label de Sony Music France sur lequel sort l’Ep « Whispers Under The Moonlight/ Golden Chains » en Novembre 2013. Le Titre « Whispers Under The Moonlight » a été utilisé dans la campagne TV de la Peugeot 3008 Crossover au cours de l’année 2014. En novembre 2014, ALB joue la première partie du groupe rock "Shaka Ponk".


Whispers under the moonlight (Murmures au clair de lune) 

Whispers under the moonlight
Murmures au clair de lune
I'm still waiting
J’attends toujours
I'm still waiting
J’attends toujours
And will I see you again?
Est-ce que je te reverrai ?
I'm still waiting but still keep on dreaming
J'attends toujours mais je ne peux m’empêcher de rêver
Sometimes you seem to be right there, seem to be right there
Quelquefois, tu sembles tout près, tu sembles tout près 
Sometimes you seem to be right there, seem to be there
Quelquefois, tu sembles tout près, tu sembles tout près 
I'm still standing but I'm sick of waiting
J’attends toujours mais j'en ai assez
The moment that I'll see you again
Le moment où je te reverrai
'Cause from the moment we started something, we knew there
Car à partir du moment où notre histoire a commencé, nous savions 
was something
qu’il y avait quelque chose
Sometimes you seem to be right there, seem to be right there
Quelquefois, tu sembles tout près, tu sembles tout près
Sometimes you seem to be right
Quelquefois, tu sembles tout près, tu sembles tout près
There and sometimes you're there
et par moments tu es là
Sometimes you seem to be right there and sometimes you're
Quelquefois, tu sembles tout près, et par moments, tu sembles être tout
there.
près
'Cause you're just like no one else
Parce que tu ne ressembles à personne d’autre
And it seems that you're able to fit squares into circles
Et il semble que tu peux faire entrer des carrés dans des cercles
Well, you might find
Oui, que tu pourrais y arriver
'Cause you're just like no one else
Parce que tu ne ressembles à personne d’autre
And it seems that you're able to fit squares into circles
Et il semble que tu peux faire entrer des carrés dans des cercles
You try to fit squares into circles
Tu essaies de faire entrer des carrés dans des cercles 
Well, you might find
Oui, tu pourrais y arriver

I'm still waiting
J’attends toujours
I'm still waiting
J’attends toujours
And will I see you again?
Est-ce que je te reverrai ? 
From the moment we started something we knew there was
Du moment où notre histoire a commencé, nous savions
Something
Qu’il y avait quelque chose
The way you seem to be right there, seem to be right there
La façon dont tu sembles être tout près, tu sembles être tout près
Whispers under the moonlight
Murmures au clair de lune
 Whispers under the moonlight
Murmures au clair de lune 
Whispers under the moonlight...

[Traduction : Roland Comte]|

jeudi 2 juillet 2015

MUSIQUE : CHARLIE PUTH "SEE YOU AGAIN"


Charlie Puth (né le 2 décembre 1991) est un jeune chanteur américain qui s’est fait connaître grâce à YouTube. Ayant appris le piano dès l’âge de 10 ans, le chanteur compose et s’accompagne lui-même. Du jour au lendemain, sa notoriété est devenue mondiale grâce au titre "See You Again",  écrit en hommage à l’acteur Paul Walker qui s’est tué en voiture peu de temps avant la fin du tournage du film Fast and Furious 7, dans lequel il interprétait l’un des principaux rôles. Le titre, co-interprété avec le rappeur Wif Khalifa, figure au générique du film. Le single est devenu un énorme succès international, atteignant le top des charts mondiaux. Le morceau est interprété ici dans sa version solo par Charlie Puth.   

See you again (A bientôt)

It's been a long day
C’est long
Without you, my friend
Sans toi, mon ami
And I'll tell you all about it
Et je te raconterai tout ce qui s’est passé
When I see you again
Quand je te reverrai


We've come a long way
Nous avons fait un long chemin
From where we began
D’où nous sommes partis
Oh I'll tell you all about it
Oh, je te dirai tout
When I see you again
Quand je te reverrai
When I see you again
Quand je te reverrai

Why'd you have to leave so soon
Pourquoi a-t-il fallu que tu partes si tôt ?
Why'd you have to go
Pourquoi a-t-il fallu que tu partes ?
Why'd you have to leave me when I needed you the most
Pourquoi es-tu parti au moment où j’avais le plus besoin de toi ?

Cause' I don't really know how to tell ya'
Je ne sais vraiment pas comment te le dire
With that feeling goes worse
Avec ce sentiment qui deviant pire chaque jour
I know you're in a better place
Je sais pourtant que tu es mieux là où tu es
But it's always gonna hurt
Mais, bon dieu, que ça fait mal

Carry on
Tiens bon
Give me all the strength I need
Donne-moi toute la force dont j’ai besoin
To carry on
Pour continuer

It's been a long day
Ce fut une longue journée
Without you, my friend
Sans toi, mon ami
And I'll tell you all about it
Et je te raconterai tout

When I see you again
quand je te reverrai
We've come a long way
Nous avons fait un long chemin ensemble
From where we began
Depuis que nous sommes partis
Oh I'll tell you all about it
Oh, je te raconterai tout
When I see you again
Quand je te reverrai
When I see you again
Quand je te reverrai


How do I breathe without you?
Comment puis-je respire sans toi ?
I'm feeling so cold
J’ai tellement froid
I'll be waiting right here for you
Je t’attendrai au même endroit
Till' the day you're home
Jusqu’à ce que tu reviennes chez nous

Carry on
Tiens bon
Give me all the strength I need
Donne-moi la force don’t j’ai besoin
To carry on
Pour tenir bon

So let the light guide your way
Laisse la lumière guider tes pas
Hold every memory as you go
Garde chacun de nos souvenirs dans ton voyage
And every road you take
Et que toutes les routes que tu prendras
Will always lead you home, home
Te ramènent à la maison, ta maison

It's been a long day
Without you, my friend
And I'll tell you all about it
When I see you again
We've come a long way
From where we began
Oh I'll tell you all about it
When I see you again
When I see you again
When I see you again
When I see you again

[Traduction par Roland Comte]

vendredi 26 juin 2015

JE VOUS RECOMMANDE "NUS ET CULOTTES"


Ne ratez surtout pas l'émission Nus et culottés tous les jeudis sur France 5. Nus et culottés est une émission de télévision française diffusée depuis le 26 juillet 2012 sur France 5, où Nans (Nans Thomassey) et Mouts (Guillaume Mouton) tentent des expériences itinérantes culottées en partant nus après s'être fixé un objectif en vue de concrétiser un de leurs rêves. Chaque émission dure 52 minutes et est disponible en rediffusion pendant une semaine sur FranceTV Pluzz. L’émission a entamé en 2015 sa 3ème saison.


Le principe est le suivant

Équipés d'un balluchon et de trois caméras discrètes, Nans et Mouts partent nus et sans argent. Grâce au troc, à des services rendus et à la générosité des personnes rencontrées, ils vont trouver vêtements, nourriture, logement et aide pour se déplacer (à pied, vélo, en voiture, en bateau, en péniche ou même en avion par exemple –ce fut le cas pour se rendre en Islande au cours de la 2ème saison). Ils vont ainsi partir nus, mais quand on dit nus, c’est sans rien sur le corps de l'endroit initial et tenter de rejoindre leur objectif à plusieurs centaines de kilomètres afin de réaliser leur rêve, comme de prendre le thé chez un Lord, voir une aurore boréale en Islande ou voler en montgolfière.

Toujours optimistes malgré les moments de découragements, ne faisant jamais état de leur condition de réalisateurs d’une émission de télévision, ils parviennent, par leur ouverture d’esprit, leur gentillesse, leur sincérité et une bonne dose de culot et d’humour, à réaliser le rêve qu’ils se sont fixés au départ. A chaque fois, ils arrivent à nous surprendre, à nous faire rire, et toujours à nous émouvoir par leur démarche d’une grande humanité.

Bravo à ces deux cinglés qui nous montrent que la vie est belle et que l’amitié sincère peut naître spontanément d’une rencontre de hasard. Une démarche qui me touche particulièrement et trouve parfaitement sa place dans ce blog.     

En outre, ce qui ne gâche rien, les musiques d'accompagnement, spécialement écrites par Demusmaker sont extra ! 

jeudi 25 juin 2015

SUPPRESSION DE VIDEOS SUR YOUTUBE

Image du Blog pastille.centerblog.net


Source : pastille.centerblog.net sur centerblog.


Chers visiteurs,

Vous avez dû constater, en consultant ce blog, dont une grande partie est consacrée à mes coups de coeur musicaux, que beaucoup de vidéos intégrées dans mes posts, la plupart copiées sur Youtube, étaient devenues inaccessibles.  Cela semble provenir d'une nouvelle politique de Youtube, sans doute pour des raisons de droits d'auteur ou Dieu sait quoi.

Il y a plusieurs mois, j'avais passé des heures à vérifier tous mes posts et à remettre des vidéos qui avaient disparu. Mais là, franchement, j'en ai assez car cela est vraiment pénible. Un exemple : le groupe Landscape, sur lequel j'avais publié plusieurs posts illustrés de vidéos. Plus aucune n'est disponible sur Youtube. J'ai donc préféré retirer provisoirement les posts qui en parlaient car ils n'ont plus de sens sans la vidéo qui les illustrait.

Donc, si vous constatez qu'une vidéo n'est plus lisible, je vous serais reconnaissant de m'en informer (laissez un commentaire en cliquant sur "aucun commentaire". Si le post reste compréhensible sans le clip, je le conserverai, sinon, je le supprimerai.

Désolé pour ces désagréments qui sont complètement indépendants de ma volonté.

L'auteur du blog.

lundi 8 juin 2015

MUSIQUE : RADIOHEAD "Exit music (For A Film) from the album


Décidément, Radiohead fait une musique qui me plaît. J’ai découvert ce morceau en regardant l’épisode 13 de la nouvelle série de science-fiction, The 100 (Les 100) programmée depuis mi-mai, sur la chaîne n°4 (canal 14) de la TNT. J’ai eu du mal à l’identifier mais ai fini par y parvenir. Il s’agissait donc d’un titre de Radiohead que je ne connaissais pas encore bien qu’il soit sorti en 1997 sur l’album intitulé OK Computer. Bien entendu, comme toujours, j’ai cherché les paroles originales et me suis attelé à une traduction. Puis j’ai voulu en savoir plus sur ce titre et son sens véritable. Grâce à Wikipedia, j’ai appris que le titre en question, intitulé Exit music (For a film) (piste numéro 4 de l’album) avait été écrit en 1996 pour la bande originale du film Roméo + Juliette de Baz Luhrmann, bien qu’il n’ait pas été repris (on se demande pourquoi !?) sur la bande originale éditée en disque. J’ai vu ce film, avec un tout jeune Leonardo DiCaprio (dans le rôle de Romeo) et Claire Danes (dans celui de Juliette) mais, à l’époque, je ne l’avais pas aimé, peut-être gêné par son trop grand décalage avec la pièce de Shakespeare (bien qu’il reprenne à l’identique les dialogues originaux et que, généralement, les décalages ne me fassent pas peur). Peut-être devrais-je le revoir ?

Ce morceau se trouve également dans la bande originale de la série The 100 (où je l’ai découvert), épisode 13 de la première saison, ainsi qu'en conclusion du dernier épisode de la troisième saison de Person of Interest (série que je n'ai pas vue). L’article de Wikipedia m’apprend aussi que le thème de Exit Music (For A Film) est semblable au thème du quatrième prélude de Chopin, op. 28 n. 4 en mi mineur (cela s'entend davantage dans la reprise de Brad Mehldau), ce qui n'est certainement pas étranger à son succès.

Lyrics from Exit music (For A Film) by Radiohead (album OK Computer 1997)

Wake from your sleep
Réveille-toi de ton sommeil
The drying of your tears, today we escape, we escape
Essuie tes larmes, aujourd’hui nous nous enfuyons, nous nous enfuyons
Pack and get dressed, before your father hears us, before, all hell breaks loose
Fais tes bagages et habille-toi, avant que ton père ne nous entende, avant, avant que l’enfer ne se déchaîne
Breathe, keep breathing, don't lose your nerve, breathe, keep breathing
Respire, continue à respirer, garde ton calme, respire, continue à respirer  
I can't do this alone
Je ne peux y arriver tout seul
Sing us a song, a song to keep us warm, there's such a chill, such a chill
Chante-nous une chanson, une chanson qui nous tiendra chaud,
il fait si froid, si froid
You can laugh a spineless laugh
Tu peux rire d’un rire sans joie
We hope your rules and wisdom choke you now we are one in everlasting peace
Nous espérons que vos règles et que votre sagesse vous étoufferont
maintenant que nous sommes ensemble dans une paix éternelle
We hope that you choke, that you choke
Nous espérons que tu vous vous étoufferez, que vous vous étoufferez,
We hope that you choke, that you choke
Nous espérons que tu vous vous étoufferez, que vous vous étoufferez,
We hope that you choke, that you choke
Nous espérons que tu vous vous étoufferez, que vous vous étoufferez. 

[Traduction par mes soins]


mercredi 6 mai 2015

CARNET NOIR : "IL Y AURA TOUJOURS..."



"Il y aura toujours quelque chose en nous de la promesse de la vie"

Eve Ricard, Parkinson blues, Ed. Arléa citée par Jean-Claude Ameisen dans sa toujours passionnante émission "Sur les épaules de Darwin" le samedi matin sur France Inter. 

Fille de Jean-François Revel et sœur de Matthieu Ricard, Eve Ricard est atteinte de la maladie de Parkinson. Dans ce livre, elle raconte avec lucidité et espoir sa lutte contre la maladie. 

dimanche 3 mai 2015

EXTRAIT DU CARNET NOIR : RÊVES ET SOUVENIRS


"Quelqu'un" sculpture de Folon (parc du château de Seneffe, Belgique) 

Le souvenir, c'est ce qui fait mal mais c'est aussi ce qui fait vivre. Dans les rêves, les souvenirs de personnes que nous avons connues, des personnes décédées, est aussi vivant que celui des personnes que nous côtoyons chaque jour. Ils sont même parfois plus vrais, plus jeunes que dans la réalité.

Il y a peu, j'ai rêvé de ma grand-mère paternelle. Nous parlions naturellement, de choses et d'autres. Nous parlions plus librement que nous n'avions pu le faire de son vivant bien que, vers la fin de sa vie, nous ayons été plus complices que nous ne l'avions jamais été. Il n'y avait, dans ce dialogue, nul regret, nulle nostalgie. La nostalgie, ce fut pour le réveil... 

Il m'est aussi arrivé de rêver de personnes que je n'ai jamais rencontrées comme Pablo Neruda ou Helen Mirren. Bien sûr, je les connues à travers leurs œuvres, pour Neruda, que j'ai beaucoup lu dans la langue originale, les traductions que j'ai pu me procurer étant toutes plus décevantes les unes que les autres; quant à Helen Mirren, j'ai beaucoup admiré son interprétation de la reine Elizabeth dans le film The Queen de Stephen Frears, un chef-d'oeuvre. 

J'avais fait un rêve dans lequel je rencontrais Pablo Neruda dans une petite épicerie espagnole et nous échangions quelques mots à bâtons-rompus. 

En rêve, j'ai aussi rencontré Daniel Radcliffe, l'interprète de Harry Potter au cinéma. Je l'ai tout de même suivi pendant toute la durée de la saga, soit pendant 10 ans : au départ, c'était un gamin qui avait le même âge que le héros (10 ou 11 ans). C'est désormais un homme. Combien d'amitiés durent plus de dix ans ? Dans mon rêve, il n'y avait pas, comme cela se produirait dans la réalité, la barrière de la langue, même si, à présent, après que je me sois remis à l'anglais grâce à mon copain Pierre-Philippe Fraisse, lors de mes cinq années au collège de Largentière, je me débrouille assez bien en anglais et serais tout-à-fait susceptible de tenir une conversation.

Le souvenir est fait aussi de choses tristes, d’événements douloureux, qui restent enfoncés en nous comme une écharde. Cela fait mal, mais la douleur est supportable et on finit par vivre avec, mais on ne l'oublie jamais. C'est ce qui s'est passé avec la mort de mon ancien élève, Matthieu Mouraret. Je ne me le rappelle pas autrement qu'heureux, plein de vie et d'enthousiasme, plein de potentialités formidables qui auraient fait de lui, s'il avait choisi de vivre, un homme merveilleux car, non seulement, il était très doué, mais il était gentil et attentionné envers les autres. 

Cela fait mal de se dire qu'un jour cela s'est arrêté, brusquement, sans raison (certes, lui devait en avoir, mais moi je ne les connais pas et je n'ai jamais cherché à les connaître car c'était son choix et sa décision). 

Nous faisons constamment référence à ce que nous avons vécu, nos joies, nos blessures nous donnent des racines. Sans les souvenirs heureux ou malheureux, quelle serait notre raison de vivre et comment pourrions-nous aller de l'avant ?

[Ecrit en février 2015, repris et complété en août 2016]

mardi 28 avril 2015

MUSIQUE : Michael LOGEN "St. Christopher" (On my way)



Michael Logen – St. Christopher (On my way)


Michael Logen – St. Christopher (On my way)

Calling on St. Christopher
Je t’implore, St. Christophe
Gonna need some help tonight
Je vais avoir besoin de ton aide ce soir
For the long, dark road ahead
Pour la longue, longue route que j’ai à faire
On my way back to the light
Pour mon retour vers la lumière

'Cause the path is so unclear
Car pour moi le chemin est obscur
And I'm not sure who to be
Et je ne suis pas sûr de qui je suis
All I know is I can't stay here
Tout ce que je sais, c’est que je ne peux rester ici
Won't you please watch over me?
S’il te plait, peux-tu jeter un œil sur moi ?

'Cause I'm on my way
Parce que je suis en chemin
Yes, I'm on my way
Oui, je suis en chemin
Yeah, I'm on my way... now
Oui, en chemin… maintenant

It can get so lonely here
On peut être tellement solitaire ici-bas
Still I know I'm not alone
Même si je sais que je ne suis pas seul
Do we learn to face our fears,
Apprend-on à affronter ses peurs,
Before they carve our names in stone?
Avant qu’ils ne gravent nos noms dans la pierre ?

Well I'm on my way
Eh bien, je suis en chemin
Yeah, I'm on my way
Oui, je suis en chemin
Well I'm on my way now
Je suis en chemin maintenant

Calling on St. Christopher
Je t’implore, St. Christophe
Gonna need some help tonight

Je vais avoir besoin de ton aide ce soir


Cette chanson illustre le 7° épisode ("Incontrôlable") de la saison 1 de la série Beauty and the Beast 

[Traduction par Roland Comte]