"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

samedi 27 mai 2017

LITTERATURE : Kelley YORK "Suicide Watch"



Critique du livre « La rencontre du dernier espoir » par Kelley York (Pocket jeunesse, 2017) – Traduit de l’anglais. Titre original : « Suicide watch »


En faisant son jogging matinal, Vince est le témoin impuissant du suicide d'une inconnue. Lui-même, rejeté par ses parents, adopté sur le tard par Maggie, une vieille dame, est mal dans sa peau. Maggie morte, il doit quitter la maison où il habitait avec elle et se retrouve seul. Plus rien ne le rattachant à la vie, il envisage le suicide. Sur internet, il s'inscrit sur un forum intitulé "Suicide Watch". Contre toute attente, c'est là qu'il va trouver ses nouveaux amis, Adam, paumé comme lui, et Casper, une fille de leur âge condamnée par un cancer en phase terminale. Cette amitié va les rapprocher et les sauver. Une histoire émouvante, écrite sans pathos, dans une écriture sensible et simple qui saura vous toucher. Je recommande ce livre à tous les adolescents et plus encore à leurs parents, enseignants, éducateurs, qui ont affaire à des jeunes fragiles qui risqueraient de passer à l'acte.

Du même auteur, à lire aussi :


vendredi 26 mai 2017

DANSE/CIRQUE : Francis PERREAULT "Roue Cyr"



Diplômé de l'École nationale de cirque de Montréal, Francis Perreault, 22 ans, vient de rafler une médaille de bronze à la « roue Cyr duo » sous le plus grand chapiteau du monde au prestigieux « Festival mondial du cirque de demain » à Paris. 

Avec sa partenaire allemande, Lea Toran Jenner, qu’il a rencontrée à l'École nationale de cirque de Montréal, il forme le duo Unity qui a été approché par le Cirque du Soleil pour des collaborations futures. 

Pour Francis Perreault, c'est donc un grand rêve qui se concrétise : « La passion des arts et du cirque m'est apparue pour la première fois quand j'ai vu un spectacle du Cirque du Soleil, le spectacle Corteo. J'ai tout de suite su que c'est cela que je voulais faire dans la vie. Aller faire mes études à l'École nationale de cirque de Montréal (qui a une grande réputation internationale) seul à 15 ans fut ma première grande réalisation dans cette direction. Maintenant, d'avoir gagné un prix sur la plus prestigieuse scène de la plus grande compétition de cirque au monde au regard de milliers de spectateurs présents là-bas et à la télé européenne, c'est un deuxième très grand accomplissement personnel. Je suis fier d'avoir persévéré et d'avoir tenu bon à travers la dureté du travail exigé pour en arriver là où je suis maintenant. C'est vraiment beaucoup de travail. Mais, ça en valait la peine. Les portes sont maintenant grandes ouvertes pour l'avenir ».

MUSIQUE : Luka SULIC interprète Rachmaninov



 Avec Stjepan Hauser, Luka Šulić forme le célèbre duo de violoncellistes 2Cellos dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

lundi 15 mai 2017

DANSE : Nouvelle interprétation de Mr. Bojangles

Voici une nouvelle interprétation de Mr. Bojangles par JT (Church) and Robert (Roldan) dont j'ai déjà mis une magnifique vidéo ici (The Mirror).

 

COUP DE CŒUR MUSICAL : "BANG BANG" par KALEO



Bang Bang (Bang Bang)

I was five and he was six,
J'avais cinq ans et il en avait six
We rode on horses made of sticks.
Nous chevauchions des chevaux de bois.
He wore black and I wore white,
Il portait du noir, je portais du blanc
He would always win the fight.
Il gagnait toujours la bataille.
Bang Bang,
Bang Bang,
He shot me down
Il m'a tué
Bang Bang,
Bang Bang,
I hit the ground
Je suis tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
My baby shot me down.
Mon amour m'a tué.
Seasons came and changed the time,
Les saisons ont passé et les temps ont changé,
When i grew up i called him mine.
Quand j'ai grandi je l'ai appelé mien.
He would always laugh and say,
Il voulait toujours rire et parler,
Remember when we used to play.
Souviens-toi de nos jeux d’enfants
Bang Bang,
Bang Bang,
I shot you down
Je t'ai tué
Bang Bang,
Bang Bang,
You hit the ground
Tu es tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
I used to shoot you down.
J'avais l'habitude de te tuer
Music played and people sang,
La musique jouait et tout le monde chantait (que)
Just for me the churchbells rang.
Juste pour moi les cloches de l'église sonnaient.
Now he's gone,
Maintenant il est parti,
I dont know why.
Je ne sais pas pourquoi.
And till this day,
Et depuis ce jour,
Sometimes i cry.
Parfois je pleure.
He didn't even say goodbye,
Il ne m'a même pas dit au revoir,
He didn't take the time to lie.
Il n'a pas pris le temps de mentir.
Bang Bang,
Bang Bang,
He shot me down
Il m'a tué
Bang Bang,
Bang Bang,
I hit the ground
Je suis tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
My baby shot me down
Mon amour m'a tué

[Traduction : Roland Comte]

Histoire de cette chanson

Bang Bang (aussi connue sous le titre : My Baby Shot Me Down) fut à l’origine une chanson de Cher sortie en 1966 en tant que deuxième single de son deuxième album studio The Sonny Side of Cher. Elle avait été écrite par son mari Sonny Bono. La chanson connut un succès immédiat, d’abord aux États-Unis puis au Royaume-Uni. Cher sortit le single dans une nouvelle version en 1988.

Les reprises sont tellement nombreuses qu’il est difficile de les lister toutes. Dès 1966, les plus connues furent celles de Petula Clark, en Angleterre, et de Sheila et de Dalida en France et en Italie. Elle ne sortit jamais vraiment des mémoires mais c’est le film Kill Bill, en 2003, qui lui donna une nouvelle jeunesse. 

Cette nouvelle reprise par le groupe suédois Kaleo est empreinte d'une force remarquable qui donne à cette chanson tout son caractère tragique. 

mardi 9 mai 2017

LITTERATURE : "EN ATTENDANT BOJANGLES" D'OLIVIER BOURDEAUT


En attendant Bojangles est un roman français d'Olivier Bourdeaut paru le 7 janvier 2016 aux éditions Finitude.

Succès littéraire dès les premières semaines de sa publication, le livre a reçu par la suite de nombreux prix littéraires, dont le Prix France Télévisions, le Grand prix RTL-Lire et le Prix du roman des étudiants France Culture-Télérama.

Résumé

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. 
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours."

[Présentation de l’éditeur]

Le récit raconte l'histoire d'une famille improbable, un père, une mère un peu folle, et un enfant charmant et intelligent qui fait la fierté de ses parents, vite retiré de l’école. La famille vit une vie de bohème et reçoit beaucoup. Chacun invente des histoires, détourne les formules et les mots. Personne n'ouvre le courrier. Et Mr Bojangles est le morceau de musique fétiche de la mère, dans l'interprétation de Nina Simone. « Mes parents dansaient tout le temps, partout. »
Le roman alterne le récit du fils (ma mère, mon père) et le roman du père (notre fils). Le père n'a ni nom ni prénom, mais une généalogie bizarre. La mère change de prénom chaque jour, ou à chaque page, selon l'humeur du père. Le fils est partagé entre deux mondes incompatibles : « Je mentais à l'endroit chez moi et à l'envers à l'école, c'était compliqué pour moi, mais plus simple pour les autres ».

Les problèmes commencent vraiment quand les impôts viennent réclamer leur dû. Ce qui oblige la famille à vendre son grand appartement. La mère, que l’on croyait jusque-là seulement fantasque, commence à donner des signes de véritable folie. Avec le déménagement, sa folie s’accentue, entrecoupée de moments de lucidité de plus en plus rares. Désormais, elle vacille plus qu’elle ne danse, sur la voix de Nina Simone interprétant en boucle Mr. Bojangles, une histoire aussi triste et désespérée que celle de cette famille perdue qui se perd chaque jour un peu plus dans ses rêves qui virent au cauchemar. L’enfant, lucide, décrit ce naufrage final qui se clôt par le suicide de la mère dont on comprend qu’elle a cédé à sa folie.

Sur l’auteur :

« Retenez bien le nom de cet inconnu: Olivier Bourdeaut. A 35 ans, il sera bientôt fameux et son premier roman va faire un tabac. […] Dans une prose chantante, il fait sourire les larmes et pleurer l’allégresse. Il mérite le succès qui va fondre sur cette fable extravagante et bouleversante. »

Jérôme Garcin, L’Obs.

MUSIQUE : ROBBIE WILLIAM - "ANGELS"



Robbie William – Angels

I sit and wait
Je m'assois et j'attends
Does an angel contemplate my fate
Un ange imagine-t-il mon destin
And do they know
Et connaissent-ils
The places where we go
Les endroits où nous dirigent nos pas
When we're grey and old
Quand nous sommes grisonnants et vieux
'cos I have been told
Car on m'a dit
That salvation lets their wings unfold
Que le salut leur fait déployer leurs ailes
So when I'm lying in my bed
Alors quand je suis couché dans mon lit
Thoughts running through my head
Les pensées se bousculent dans ma tête
And I feel the love is dead
Et quand j'ai le sentiment que l'amour est mort
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
[Chorus]
[Refrain]
And through it all she offers me protection
Et à travers tout ça elle m'offre sa protection
A lot of love and affection
Beaucoup d'amour et d'affection
Whether I'm right or wrong
Que j'aie raison ou que j’aie tort
And down the waterfall
Et emporté par la chute d’eau
Wherever it may take me
Qu’importe où cela me mène
I know that life won't break me
Je sais que cette vie ne me brisera pas
When I come to call she won't forsake me
Quand je l'appellerai elle ne m'abandonnera pas
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
When I'm feeling weak
Quand je me sens faible
And my pain walks down a one way street
Et que ma douleur m’entraîne vers le bas
I look above
Je regarde vers le ciel
And I know I'll always be blessed with love
Et je sais que je serai toujours béni par l'amour
And as the feeling grows
Et alors que le sentiment grandit
She breathes flesh to my bones
Elle m’insuffle sa force
And when love is dead
Et quand l'amour est mort
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
[Chorus] (x2)
[Refrain] (x2)

[Traduction : Roland Comte]

lundi 8 mai 2017

MUSIQUE : NINA SIMONE "MR. BOJANGLES"



Nina Simone – Mr. Bojangles*

I knew a man Bojangles
Je connaissais un homme, il s’appelait Bojangles
And he danced for you
Et il dansait pour vous
In worn out shoes
Dans des chaussures hors d’âge
With silver hair, a ragged shirt
Cheveux gris, une chemise en loques
And baggy pants, the old soft show
Et des pantalons amples, c’était le spectacle habituel
He jumped so high, he jumped so high
Il sautait si haut, il sautait si haut
Then he lightly touched down
Puis il retombait doucement sur le sol

I met him in a cell in New Orleans
Je l’ai rencontré dans une cellule à la Nouvelle-Orléans
I was down and out
J’étais au fond du trou
He looked at me to be the eyes of age
Il m’a regarda avec le regard de ceux qui ont tout vu
As he spoke right out
Et il se mit aussitôt à parler
He talked of life, he talked of life
Il parla de la vie, de la vie
He laughed, slapped his leg a step
Il rit, il ébaucha un pas de danse

He said his name, Bojangles
Il me dit son nom, Bojangles
And he danced a lick across the cell
Puis il a traversé la cellule en dansant
He grabbed his pants
Il a remonté son pantalon
in fettered stance
entre deux couplets
Oh, he jumped up high
Oh, ce qu’il sautait haut
Then he clicked his heels
Puis il claqua des talons
He let go a laugh, he let go a laugh
Il laissa échapper un rire, il laissa échapper un rire
Shook back his clothes all around
Il secoua ses fringues autour de lui

Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, dance!
Mr. Bojangles, dansez !

He danced for those
Il dansait pour eux
At minstrel shows and county fairs
Aux spectacles de variétés et aux foires de comtés

Throughout the south
A travers tout le Sud
He spoke with tears of 15 years
Avec des larmes dans les yeux, Il parla des 15 années
How his dog and him traveled about
Pendant lesquelles son chien et lui avaient traversé le pays
His dog up and died, he up and died
Puis son chien est mort dans ses bras, il est mort dans ses bras
After 20 years he still grieves
Vingt ans après, il le pleure encore

He said I dance now
Il dit, je danse maintenant
At every chance in honky tonks
A chaque occasion, dans tous les tripots
For drink and tips
Pour un coup à boire, pour une aumône
But most of the time
Mais la plupart du temps
I spend behind these county bars
Je le passe derrière le comptoir
Cause I drinks a bit
Parce que j’ai trop bu

He shook his head
Il secoua la tête
And as he shook his head
Et il secoua la tête
I heard someone ask him
J’entendis quelqu’un lui demander
Please, please
S’il vous plaît, s’il vous plaît
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles,
Mr. Bojangles, dance!
Mr. Bojanglez, dansez !

* Pron. « bowdjàngles »

[La traduction est de moi] 

"Une chanson, comme un poème, a souvent une histoire. Ce titre, écrit par le musicien country Jerry Jeff Walker date de 1968, sur l’album éponyme. Il a été repris de nombreuses fois, par divers artistes, dont Elton John, Jamie Cullum, Cat Stevens, ou Robbie Williams. Cette interprétation de Nina Simone est particulièrement sensible et touchante.

Jerry Jeff Walker raconte qu’il a été inspiré par sa rencontre par un artiste de rue, dans une prison de La Nouvelle Orléans. Là, il a rencontré un vagabond qui se donnait lui-même le nom de Mr Bojangles, pour dissimuler sa véritable identité à la police. Réunis dans la même cellule, les deux hommes ont discuté des choses de la vie. Et puis Mr Bojangles s’est mis à parler de son chien mort et l’atmosphère est devenue lourde. Alors pour alléger l’ambiance, un des reclus a demandé quelque chose de plus drôle et Mr Bojangles a alors démontré son talent de danseur de claquettes. Une chanson était née…

Cette chanson a inspiré le titre du premier roman d’Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, sorti en janvier 2016 (Ed. Finitudes). Voici ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. 
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours. »

[Merci à Gwenaëlle sur le blog Glaz Mag, pour ce bel éclairage d’un titre énigmatique.]

dimanche 7 mai 2017

MUSIQUE : KALEO "WAY DOWN WE GO"I



Kaleo – Way down we go
Paroles et traduction de «Way Down We Go»
Vers le bas nous allons
Oh Father tell me, do we get what we deserve?
Oh père dis-moi, avons-nous ce que nous méritons?
Oh we get what we deserve
Oh nous avons ce que nous méritons
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go-o-o-o-o
Vers le bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons
You let your feet run wild
Tu as laissé tes pieds t’emmener où ils avaient envie d’aller
Time has come as we all oh, go down
Le temps est venu pour que nous, oh nous allions vers le bas 
Yeah but for the fall oh, my
Ouais mais pour la chute, oh mon dieu
Do you dare to look him right in the eyes?
Oseras-tu le regarder droit dans les yeux?
Cause they will run you down, down til the dark
Parce qu'ils vont te descendre, descendre jusqu'à t’enfermer dans le noir
Yes and they will run you down, down til you fall
Oui et ils t’entraîneront vers le bas, jusqu'à ta chute
And they will run you down, down til you go
Et ils vont t’entraîner vers la bas, jusqu'à la chute
Yeah so you can't crawl no more
Ouais ainsi tu ne pourras plus ramper
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go
Vers le bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Cause they will run you down, down til you fall
Parce qu'ils t’entraîneront vers le bas, jusqu'à ta chute
Way down we go
Vers le bas nous allons
(Instru)
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uh uhhhh uh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uh uhhhh
Oh bab-bab-yeah
Wow baby-a-aha
Baby
Bab, down we go

Bébé, vers le bas nous allons
Yeah
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons


Traduction par Visa https://www.lacoccinelle.net/ Traduction revue par mes soins.

Qui est Kaleo ?

Kaleo est un groupe Islandais de folk et rock, formé en 2012. Ses membres actuels sont Jökull Júlíusson (voix et guitare), Davíð Antonsson (percussions et voix), Daníel Ægir Kristjánsson (basse), et Rubin Pollock (guitare et voix).

Kaleo a sorti deux albums studio, Kaleo (2013) et A/B (2016), ainsi qu'un EP, Glasshouse (2013).

Histoire

La première apparition publique majeure du groupe était au festival Iceland Airwaves Music en novembre 2012. Le groupe a gagné en popularité après que leur chanson Vor í Vaglaskógi a été largement diffusée par la radio islandaise Rás 2 et est apparue dans la liste top 10 de la station. Cette chanson est également apparue dans le premier épisode de la série télévisée Trapped.

En 2014, le groupe attire l'attention quand leur single All the Pretty Girls dépasse les 23 millions d'écoutes sur Spotify.

Début 2015, Kaleo signe avec Atlantic Records et s'installe à Austin (Texas). Pendant l'année 2015, Kaleo attire l'attention aux États-Unis. Leur performance au South by Southwest (SXSW) en 2015 recueille les critiques positives de la presse. Ils apparaissent notamment dans la liste des « 40 groupes à écouter » de Esquire. All the Pretty Girls a atteint la neuvième place du classement des Chansons Adultes Alternatives de Billboard.

En août 2015, Kaleo sort le single Way Down We Go. La chanson apparaît dans la série Blindspot, dans la bande originale de FIFA 16, dans l'épisode final de la saison 5 finale de Suits, dans la bande annonce de la saison 4 de la série Orange Is the New Black ainsi que dans la bande annonce du film Logan sorti en 2017 . Aux États-Unis, la chanson atteint la 8e place du classement des Chansons Adultes Alternatives, et la 9e place des Hot Rock Songs.


[Extrait de l'article de Wikipedia qui leur est consacré]

jeudi 4 mai 2017

CARNET NOIR : "TOUTES CES CHOSES QU'ON NE S'EST PAS DITES"



Quatre jours avant de se marier avec Adam, Julia reçoit un coup de téléphone du secrétaire de son père, un important homme d'affaire qui ne lui a jamais consacré beaucoup de temps. Celui-ci ne pourra pas assister à la cérémonie car, pour une fois, son excuse est toute trouvée : il est mort. Après l'enterrement, Julia découvre que son père lui a réservé une surprise : le voyage le plus extraordinaire de sa vie et peut-être l'occasion de se dire enfin "Toutes ces choses qu'ils ne se sont pas dites."

J’en ai tiré cet extrait émouvant d’un père qui s’adresse à sa fille, que j’ai transcrit dans mon Carnet noir :

«Anthony à Julia : Sais-tu comme on a le mal de vivre le jour où les enfants s’en vont ? As-tu imaginé le goût de cette rupture ? Je vais te dire ce qui arrive. On est là comme un con sur le pas de sa porte à vous regarder partir, à se convaincre qu’il faut se réjouir de cet envol nécessaire, aimer l’insouciance qui nous pousse et nous dépossède de notre propre chair. Les portes refermées, il faut tout réapprendre ; à meubler les pièces vides, à ne plus guetter le bruit des pas, à oublier les craquements rassurants de l’escalier lorsque vous rentrez tard, et que l’on s’endormait enfin, tranquille, alors qu’il faut désormais chercher le sommeil, en vain, puisque vous ne rentrez plus. Tu vois (…) pourtant aucun père, aucune mère n’en tire une quelconque gloire. C’est cela aimer, et nous n’avons pas d’autre choix, puisque nous vous aimons. »  

Marc Lévy. Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites. Paris, Robert Laffont, 2008. Ce livre existe aussi en collection de poche (Editions Pocket).